Quelle définition pour le Burn-out maternel

On s’imagine tous que notre petite progéniture sera la plus belle créature du monde. Un enfant parfait, poli, beau, calme, autonome, qui fait les grasses matinées quand papa et maman rentrent tard, qui fait ses devoirs avant même qu’on lui ait demandé de les faire avec un carnet de note à faire pâlir tous les Marquis de Sade. Mais voilà, il se trouve que parfois, malheureusement, l’enfant n’a pris que les défauts du père…et de la mère !

En effet, qui n’a jamais eu envie, face au caprice de son petit bout de chou, de lui faire bouffer son kinder pingui par le nez ? Bon je vous l’accorde, c’est un peu exagéré, mais faut avouer que parfois ça démange !!!

Alors, comme le commun des mortels, on prend sur soi, on punit, on prive de dessert, de télé, de tablette, d’histoires….on baisse même parfois les bras, et puis on finit par craquer. Lorsque j’étais en plein Burn-Out, j’ai le souvenir d’avoir était obligé de mettre des boules quies pour éviter d’entendre leurs chamailleries. Je ne les supportais plus et cela me rendait triste d’en être arrivé là.

Mais voila, ici nous ne sommes pas au travail, on ne se dit pas « et si je changeais d’enfant » ??? L’option « j’arrête tout » ou je me mets en arrêt maladie n’existe pas (c’est bien dommage d’ailleurs), alors comment faire, existe t’il des remèdes, des solutions contre le Burn-Out maternel ?

 

Pourquoi les parents sont en Burn-Out ?

On parle plus généralement de Burn-Out Maternel que de Burn Out Parental. Effectivement, ce sont le plus souvent les mamans qui sont touchées par ce phénomène.

Le plus beau jour de notre vie est souvent le jour de la naissance de notre enfant. Mais au fil du temps qui passe, on se dit que ce n’était peut être pas forcément celui là ! Les mamans doivent en effet faire face à une multitude de tâches auxquelles elles n’étaient pas forcément préparées. La fatigue et le manque de sommeil s’accumulent, un stress quasi permanent s’installe peu à peu. En plus de tout ça, il faut assumer le quotidien des tâches ménagères, une vie de couple à entretenir etc etc… Cela touche aussi bien les mères aux foyers que celles qui travaillent, peu importe le milieu social.

Pour la petite anecdote, je me souviens de mon ancien boss, qui restait au bureau jusqu’à très tard le soir (et qui n’en foutait pas une), avachis dans son fauteuil devant son ordinateur à faire ses trucs persos. Alors je me demandais, pourquoi  il ne les fait pas chez lui, dans son canapé, surtout qu’il habite juste à côté ! Mais le jour où j’ai eu des enfants, j’ai enfin compris ! Arriver à la maison vers 20h00, quand les enfants sont douchés, qu’ils ont mangés et ont fait leurs devoirs…y a pas mieux ! Il était vraiment visionnaire, il avait tout compris 😉

Certaines se mettent aussi la pression de ne pas être capable d’y arriver toutes seules, du regard des autres, si ma mère ou ma meilleure amie ont réussit alors pourquoi pas moi ? Conséquence : Baisse de l’estime de soi, sentiment de culpabilité, de ne pas être une bonne mère. Avoir besoin d’aide peut vite devenir synonyme d’incompétence.

 

Je rajouterai également un soupçon de manque de reconnaissance ??? Normal, votre enfant ne va pas vous remercier de lui avoir changé les fesses ou de l’avoir aidé à faire ses devoirs, il manquerait plus que ça!

Et pour couronner le tout, cerise sur le gâteau, votre conjoint ne voit plus en vous que la mère de vos enfants et non plus la femme avec qui il a décidé de passer le restant de ces jours.

Bref, tout ça pour dire que c’est du boulot, une situation difficile à gérer, et nous pouvons tous comprendre, nous les papas, que notre chère et tendre puisse arriver à saturation. Attention, je ne fais pas de généralité, certains parents arrivent très bien à trouver un équilibre dans le partage des tâches.

 

Les signes d’alerte ?

Comme pour le Burn Out professionnel, le burn-out maternel est insidieux, perfide, traître, on ne le voit pas arriver jusqu’au jour où tout ce que nous avons pu construire s’effondre comme un château de carte balayé d’un coup de main.

J’ai bien tout étudié, j’ai lu beaucoup d’articles de professionnel sur le sujet, et le premier signe qui peut laisser penser que vous êtes en Burn-Out Maternel…. c’est la fatigue.

Même moi je l’aurai trouvé, et pourtant je ne suis pas psychologue 🙂

Plus sérieusement, on distinguera 2 sortes de fatigue. La fatigue physique et la fatigue morale/émotionnelle.

 

La fatigue physique

Ici rien de compliqué, vous avez sommeil parce que vos nuits sont hachées, vous avez mal au corps, du mal à vous lever le matin, vous vous endormez dès que vous vous posez sur le canapé. Les gestes sont répétés machinalement surtout ceux à l’attention des enfants.

Normal, vous me direz ! Pour celles qui travaillent, une fois arrivée à la maison, une deuxième journée commence. Pour les mères au foyer, c’est la même chose, tâches ménagères, courses etc etc … font parties du quotidien !

 

La fatigue morale/émotionnelle

Si un jour, vous surprenez votre femme en train de parler à votre enfant comme s’il était au fond du jardin alors qu’il n’est qu’à quelques centimètres d’elle, c’est que vous avez dû sauter un chapitre !

Ici, vous êtes donc psychologiquement fatigué, on retrouve un peu tout ce que j’ai pu écrire un peu plus haut : manque de reconnaissance, baisse de l’estime de soi, sentiment de culpabilité, manque de motivation, sentiment d’être inefficace et j’en passe…Malheureusement cela se traduit par moment par des attitudes agressives envers ceux qu’on aime, les mots dépassent parfois la pensée.

 

Le rôle du conjoint et de l’entourage ?

Si vous vous apercevez que votre compagne, votre fille, votre amie, votre belle-fille, votre soeur, votre demi-soeur, votre cousine par alliance au 3ème degré du côté du père (OK je m’arrête), a changé de comportement, vous la trouvez plus fatiguée qu’à l’accoutumé, essayez de lui tirer les vers du nez. Si vous y arrivez, le plus difficile sera de lui faire admettre qu’elle souffre d’un BunrOut maternel, il vous faudra alors la diriger vers un professionnel de la santé, un médecin quoi !

 

Les papas

Pour nous, les supers papas, et bien oui, faudra mettre la main à la pâte et tenter le plus possible de soulager notre moitié. Si nous sommes souvent absent pour des raisons professionnelles il nous faudra alors trouver des solutions extérieures. Hop hop hop….comme dirait l’autre… et c’est pas finit ! Avoir une oreille attentive est primordial, laissez-la, forcez-la à se confier à vous. Et achetez des kleenex 🙂

 

La Famille

Pour la famille et les amis, c’est pratiquement la même chose, accorder lui une écoute particulière, soulagez-la en lui prenant ses enfants, en organisant des sorties entre copines (c’est les papas qui vont être contents, surtout s’il y a un match de foot à la TV).

 

Liens utiles ?

Pour ceux et celles qui souhaitent approfondir le sujet, vous trouverez ci-dessous quelques liens

10 Conseils pour éviter le Burnout (un article du site puretrend sur le Burn Out professionnel et ou vous pourrez trouver des solutions pour vous sentir mieux)

Le BurnOut maternel (un article de psychologie.com qui vous apportera également des précisions sur le sujet)

La fatigue émotionnelle et physique des mères : Le Burn-out maternel (livre de Violaine Guéritault paru aux Editions Odile Jacob en 2004, ce dernier est cité dans pas mal de blog et a de bonnes critiques)

2 Comments
  • Edouard
    janvier 27, 2017

    Merci pour cet article. Avec mon épouse, nous étions totalement largués, fatigués, épuisés, dépassés, la liste des mots pourrait être longue. Une psychologue à Lyon nous à vraiment aidé à prendre conscience de nos problèmes. Nous avons réussi à nommer la chose : burn-out parentale.

    Votre phrase :  » le burn-out maternel est insidieux, perfide, traître, on ne le voit pas arriver jusqu’au jour où tout ce que nous avons pu construire s’effondre comme un château de carte balayé d’un coup de main ». est parfaitement juste.
    Je vous laisse l’adresse de son site : http://monplaisirsante.fr/psychologue-adulte-lyon-8/ pour celles et ceux qui pourrait en avoir besoin.

    • Niko
      janvier 30, 2017

      Bonjour,
      On retrouve effectivement les mêmes symptômes que pour un burnout traditionnel, fatigue physique et émotionnelle. Et puis c’est un cercle vicieux, plus on est fatigué, plus on crie ou on s’agace et plus l’enfant pleure. Bref, vous avez eu raison de d’aller consulter un spécialiste !!!!

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