Bonjour,

Je m’appelle Niko, je suis cadre commercial dans la région Toulousaine. En décembre 2013, j’ai fait un burn-out, ce fut une épreuve difficile mais je vais mieux aujourd’hui …. Je vais vous raconter mon histoire.

 

Au commencement…

Comme pour la plupart d’entre vous je suppose, je ne l’ai pas vu arriver. Pris dans le quotidien : métro, boulot, dodo… et à force de vouloir trop bien faire et trop en faire j’ai fini par craquer ! Je n’ai même pas su détecter les signes avant coureurs : fatigue, énervement, sensation de malaise…Jusqu’au jour où…tout a réellement commencé, c’était en juin 2013.

Après le déjeuner en repartant au travail, j’ai été pris d’une violente crise de panique au volant de ma voiture qui m’a obligé à m’arrêter sur la bande d’arrêt d’urgence de la voie rapide. Tout d’abord,  j’ai cru à une crise cardiaque. Il m’était impossible de respirer, mon cœur s’emballait, j’avais des bouffées de chaleur et le sentiment que je partais…

Ce qui peut paraître troublant dans mon histoire, c’est que j’aime mon travail et que je bénéficie d’une entière confiance de mon boss, les 2 collaborateurs que je manage sont très professionnels donc à priori, rien ne pouvait laisser présager que j’étais en épuisement professionnel !

En période de crise,  la société vie une période compliquée. Mon boss, centré sur d’autres dossiers m’a tout délégué : social, fiscal, économique. Du jour au lendemain, la situation se dégrade  et je dois faire face aux retards des salaires, aux retards de paiement des fournisseurs, aux déclarations TVA, URSSAF…. et j’en passe.  Des centaines de mails, de coups de téléphone avec pour seul objectif : être payé, être payé, être payé !!! Mon téléphone ne sonnait plus que pour ça et en gros je ne gérais plus que des problèmes, des relances et encore des problèmes ! Au début je pensais y arriver mais petit à petit j’ai fini par sombrer comme vous pouvez vous en douter !

Puis arrive le mois de septembre, juste après 2 semaines de vacances (où le téléphone lui n’a pas pris le temps de se reposer) je reprends le travail et je suis motivé ! Normal c’est la rentrée! Motivation qui ne durera que quelques jours car rebelote je refais une nouvelle crise de panique identique à la 1ère, puis une autre et encore une autre les jours qui suivent. Un rien me la déclenche : la voiture, un coup de téléphone, un bruit… Je n’arrive plus à prendre la voiture tellement j’ai peur, j’en arrive même à avoir peur d’avoir peur, avoir peur d’être angoissé !!!

Je ne me reconnais plus, je suis perdu, même chez moi mes enfants m’irritent alors qu’ils n’ont que 1 ans et 3 ans. Je mets des boules quies, je m’isole pour avoir du calme. Même ma femme reste impuissante face à ma détresse.

 

Ma prise de conscience

Cela ne va plus, je deviens exécrable pour moi, ma femme, mes enfants. Ce n’est plus possible de rester dans cet état. Il faut absolument que je réagisse avant qu’il ne soit trop tard. J’ai tout pour être heureux, je ne vais pas gaspiller ma vie pour mon travail, il y a des choses beaucoup plus importantes.

Je décide alors de me reprendre en main et de m’inscrire à des séances de sophrologie. Pourquoi pas ? On cherche tous des solutions pour aller mieux. Je commence à faire des recherches sur internet, à lire des blogs…sur tout et n’importe quoi car je ne sais pas ce qu’il m’arrive…Je veux comprendre, je veux que ça s’arrête !

Bon la sophrologie, cela ne m’a pas aidé, à part certains exercices de respiration très bénéfiques je n’ai pas réussi à me sentir plus serein, je crois que je faisais un blocage, je n’arrivais pas à me détendre et j’ai donc pris l’initiative d’arrêter. C’était peut-être trop tôt pour moi.

Alors je continue comme avant, j’alterne entre crises et prise d’homéopathie. J’en teste beaucoup à vrai dire, je pourrais presque ouvrir une pharmacie :). En décembre 2013, j’atteins le fond : crises récurrentes, sentiment de mal être permanent, crise de pleurs, refus de me lever du lit… je suis mal, j’ai perdu confiance en moi, je n’ai plus envie de rien.

Ayant une femme, des enfants, une famille qui eux ne se sont pas arrêtés de vivre et qui sont dépourvus de toute face à moi, mon état, je prends mon courage à deux mains et je vais voir mon médecin traitant, ce que j’aurais du faire bien plus tôt !

Il m’ausculte, m’écoute, note ma fatigue, ma perte de poids et me parle de burnout. Enfin un diagnostic. Il m’explique ce que c’est, décrit mes symptômes, me rassure et me prescrit un traitement, un arrêt aussi…. Je repars donc soulagé avec mon ordonnance de seroplex 10mg et de vératran pour les angoisses. J’ai donc été arrêté plusieurs mois, pendant lesquels j’ai passé beaucoup de temps à dormir, à me reposer, à marcher et à lire sur internet des articles sur le burnout. Je savais enfin quoi chercher… Puis, jour après jour, je me sentais un peu mieux, j’ai donc repris le travail en prenant forcément du recul par rapport à tout ça, et la 1ère chose que je me suis imposée c’est de couper mon téléphone dès que j’arrivais chez moi le soir.

 

Mon entourage m’a beaucoup aidé, surtout ma femme. J’ai pris conscience que c’est aussi dur pour eux qui sont démunis, qui veulent vous aider mais qui n’y arrivent pas, qui veulent vous bousculer mais vous n’en avez pas envie, qui veulent vous rassurer mais ils n’ont pas les bons mots…C’est tellement difficile d’en parler, de verbaliser ce mal être général, cet état de crise que vous n’arrivez pas à contrôler… Vous vous détestez, vous vous cachez de vos enfants car vous avez pleuré…

Mais j’insiste, ne restez pas seul. Il est primordial dans votre guérison de parler, de partager, il vous faut une béquille, un soutien pour pleurer, pour vous écouter, pour vous réchauffer…

 

Et maintenant…

Aujourd’hui, je vais bien, ma vie est redevenue tout à fait banale, normale. Je suis toujours sous traitement, j’ai repris mes 10 kg, + 10kg aussi alors je me dis que c’est les cachets :). Je compte diminuer bientôt les doses du séroplex et passer à 5mg pour arrêter complètement par la suite. Parfois j’oublie de les prendre et je me dis que c’est bon signe.

J’ai également commencé à pratiquer la méditation de pleine conscience. C’est une forme de méditation qui consiste à focaliser son attention sur le moment présent. Certes, ce n’est pas évident au début mais je m’entraîne tous les jours et je commence à sentir les effets bénéfiques sur mon organisme.

Enfin, dans mon élan pour changer les choses, je lis beaucoup de blog sur le sujet. Je prends ce qui m’intéresse, ce qui me semble avoir un intérêt pour moi. Je teste beaucoup,en passant des huiles essentielles, à l’aromathérapie, l’acupuncture et à toutes sortes de médecine dite alternative ou douce.

 

Le burn-out est une épreuve difficile, mais je me souviendrai toujours de la phrase de mon médecin quand je l’ai vu pour la 1ère fois : « Ne t’inquiète pas Niko, tu n’es pas le seul dans ce cas, tu vas guérir car on en guérit tous, il faudra juste que tu sois patient ».

Certains vous dirons que le travail est bon pour la santé, quand d’autres s’exclameront « oui mais ne rien faire c’est la conserver ». Moi je dis qu’il faut réussir à trouver un bon équilibre entre vie personnelle et vie professionnelle.

Alors Oui aujourd’hui je peux le dire, JE REVIS !

J’ai changé, forcément parce que les épreuves de la vie font voir les choses différemment. Je suis plus serein, j’arrive à relativiser, à accepter les choses, les événements de la vie, les contrariétés et j’avance, non sans angoisses parfois, mais j’avance.

J’ai décidé de créer ce blog car comme vous, je me suis senti seul, dépourvu de mes moyens, en recherche constante de conseils, d’avis, de vécu, de solutions…Mis à part quelques articles très succincts, je n’ai pas trouvé ce que je cherchais, j’étais seul avec moi-même, perdu, incompris…

Alors voilà, je me suis décidé à partager, mon histoire, mon expérience, en traitant également d’autres sujets qui sont directement liés au BurnOut comme la gestion du stress, apprendre à rester zen, le développement personnel, apprendre à mieux se connaître….et enfin vous trouverez une page dédiée à vos témoignages. C’est important en effet de savoir que nous avons à peu près tous les mêmes symptômes, c’est idiot mais je trouve cela rassurant de pouvoir se reconnaître à travers les expériences des autres.

Précision qui à son importance, je ne suis ni médecin (ni gourou je vous rassure), ni spécialiste de quoique ce soit. Ce n’est pas un site scientifique mais un site d’information, un site collaboratif. J’espère tout simplement que vous y trouverez ce que vous cherchez, des explications, parfois des sources de solutions mais aussi surtout du réconfort, du soutien, car vous n’êtes pas seul.

Merci

niko

 

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