7 façons de savoir « dire non » en toutes circonstances

Refuser, s’opposer, contredire… Pas facile !

 

Avez-vous du mal à dire «non»? Essayez-vous d’être gentil, serviable, poli avec les autres ? Parfois au détriment de vous-même?

Eh bien, vous n’êtes pas seul !

 

Pour ma part, je n’ai jamais été doué pour  dire «non» ! A mes parents pour mettre la table, à ma sœur pour lui prêter mes jouets, à mes amis pour leur passer ma dissertation, à ma femme pour éviter qu’elle le fasse, à mes enfants pour leur faire plaisir….pour, pour….Mais pourquoi au final ?

Peut-être pour éviter de blesser, pour faire plaisir, pour aider tout simplement ou pour refuser la contrainte, la culpabilité ???

Et moi, vous dans tout ça ? Quels sont les conséquences à la fin de la journée après avoir passé votre temps à dire oui…êtes vous satisfaits de vous, des retours, ou frustrés du temps à rattraper … ?

Après un certain temps, j’ai réalisé que toutes ces fois ou je n’ai pas réussi à dire «non» (alors que j’aurai pu) ne m’ont finalement pas aidé. Je passais beaucoup de temps et d’énergie pour les autres mais pas autant pour moi. Je me suis rendu compte progressivement que si je voulais du temps pour moi, je devais apprendre à dire «non».

Cela ne veut pas dire qu’il faut dire non à tout va mais se recentrer sur soi et prioriser. Pour soulager votre conscience du poids que peut représenter cette culpabilité, vous devez rester en contact permanent avec vos priorités et réaliser que d’être toujours là pour les autres vous empêche de vous concentrer sur vous-même. Vous apprécierez par la suite d’être présent lors de bonnes occasions.

 

Pourquoi nous avons du mal à dire « non »

Pour apprendre à dire «non», nous devons d’abord comprendre ce qui nous pousse à le faire. Pourquoi les personnes ont du mal à le dire, ci-dessous quelques exemples :

  1. Vous voulez aider.

Vous êtes une âme charitable. Vous ne voulez pas laisser la personne seule et vous voulez l’aider, même si elle peut empiéter sur votre temps personnel.

  1. Peur d’être grossier.

J’ai été élevé avec la pensée que dire «non», en particulier pour les personnes qui ont un rang supérieur au mien, est compliquée. Cette réflexion est commune dans la culture Asiatique, où le respect de la hiérarchie est très important. Vous souhaitez être bien vu de tous.

  1. Vouloir être agréable.

Vous ne voulez pas vous éloigner des autres parce que vous ne partagez pas la même opinion. Donc vous en sorte que vous portez un jugement identique sur tel ou tel sujet. Vous avez peur de ne pas être accepter.

  1. Peur des conflits.

Vous avez peur que la personne devienne coléreuse si vous lui refusez quelque chose. Cela pourrait conduire à une confrontation. Même si ce n’est pas le cas, il peut se créer un conflit qui pourrait avoir des conséquences négatives sur l’avenir.

  1. Peur des occasions manquées.

Peut-être êtes-vous inquiet qu’une occasion ne se présente pas 2 fois. Par exemple, une collègue de ma femme a du être transférer dans un autre service de la société. Mais comme elle appréciait énormément ses collaborateurs, elle ne voulait pas les quitter. Cependant, elle n’a pas souhaité refuser l’offre et dire non de peur qu’il y ait une incidence sur ses possibilités de promotion à l’avenir.

  1. Ne pas couper les ponts.

Certaines personnes prennent des « non » comme un signe de refus. Cela pourrait conduire à prendre de la distance et couper les ponts, voire rompre une relation.

Si vous vous retrouvez dans l’une de ces situations (suscités), et bien je suis comme vous. Cependant, dans mon expérience personnelle que ce soit au travail ou dans la vie de tous les jours, je me suis rendu compte que ces raisons sont plus des fausses idées qu’autre chose. Dire «non» ne signifie pas que vous êtes impoli, ni que cela signifie que vous être désagréable. Dire «non» ne signifie pas qu’il y aura conflit, ni que vous allez perdre des opportunités à l’avenir. Et dire non ne signifie absolument pas que vous couper les ponts. Ce ne sont que de fausses excuses.

En résumé, c’est plus la façon dont vous dites «non», plutôt que de le dire, qui affecte le résultat. Après tout, vous avez vos propres priorités et vos propres besoins, comme tout le monde. Dire non c’est respecter et valoriser votre temps. Dire non est votre droit.

 

7 façons simples de dire « non »

 

Plutôt que de l’éviter complètement, il faut apprendre la bonne façon de le faire. Après avoir commencé à dire non à certaines personnes, je me suis rendu compte que ce n’était pas aussi difficile que ce que je le pensais. Ces dernières ont été très compréhensives et n’ont pas opposé de réticence particulière. La peur de dire non n’est seulement que dans notre esprit.

Si vous n’êtes pas sûr de savoir comment le faire, voici 7 façons simples de dire non. Utilisez la méthode qui répond le mieux à votre besoin dans une situation donnée.

 

  1. « Je ne peux pas m’engager j’ai d’autres priorités en ce moment ».

Si vous êtes trop occupé pour accepter la demande, ce sera la solution. Cela permet de faire comprendre à la personne que votre assiette est pleine en ce moment, et qu’elle devra dorénavant s’en souvenir pour ses demandes futures. Dans un second temps, vous pouvez toujours lui expliquer vos missions actuelles pour l’aider à mieux comprendre votre refus. Je l’utilise lorsque j’ai trop de choses à régler en même temps.

  1. « Maintenant ce n’est pas le bon moment car je suis au beau milieu de quelque chose.Que diriez-vous de se revoir un peu plus tard ? »

Il est fréquent de recevoir des demandes/sollicitations impromptus quand vous êtes au beau milieu de quelque chose. Parfois, je reçois des appels d’amis ou de collaborateurs quand je suis dans une réunion ou en train de faire un travail important. Cette méthode est un excellent moyen de (temporairement) tenir à distance la demande. Tout d’abord, vous laissez entendre à la personne que vous êtes actuellement occupé sur autre chose. Deuxièmement, vous faite connaître votre désir d’aider en suggérant une autre date (à votre convenance). De cette façon, la personne ne se sent pas offusquée.

  1. «Je serais ravi de le faire, mais … »

Je l’utilise souvent comme une manière plutôt diplomate de dire non à l’autre. C’est plutôt positif car cela permet de faire croire à la personne que son idée est bonne (le dire bien entendu si c’est vraiment la vérité) et qu’il n’y a pas de mal à demander.

  1. «Laissez-moi y réfléchir d’abord et je vais revenir vers vous. »

Ceci est plus interprété comme un « Peut-être » qu’un propre « Non ». Si vous êtes intéressé, mais que vous ne voulez pas dire «oui» tout de suite, utilisez cette façon de faire. Je veux être certain de prendre la bonne décision en acceptant la demande, je veux prendre le temps d’y réfléchir. Si la personne est sincère au sujet de la demande, il ou elle sera plus qu’heureux d’attendre un peu de temps. Indiquez-lui une échéance (par exemple, dans 1 ou 2 semaines) où la personne peut s’attendre à une réponse.

Cependant, si vous n’êtes pas intéressé à ce que la personne a à vous offrir, ne lui donnez pas de faux espoirs. Dans ce cas la, utiliser les méthodes n ° 5, n ° 6 ou n ° 7 qui sont plus directes.

  1. «Cela ne répond pas à mes besoins maintenant, mais je le garde quand même à l’esprit. »

Si quelqu’un vous propose quelque chose, un deal ou une opportunité mais qui ne fait pas partie de vos priorités, faite lui tout simplement comprendre que cela ne réponds pas à vos besoins ou à ce que vous chercher en ce moment. Sinon, la discussion peut durer plus longtemps que prévu. Ainsi, elle comprendra qu’il n’y a aucun souci à proposer cette offre, mais que vous êtes à la recherche de quelque chose d’autre. En même temps, en lui faisant comprendre que vous garder à l’esprit sa demande, cela induit indirectement que vous êtes ouvert à des opportunités futures.

  1. « Je ne suis pas la meilleure personne pour vous aider sur ce sujet. Pourquoi ne pas tenter X? « 

Si on vous demande de l’aide pour quelque chose ou vous pensez ne pas être compétent sur le sujet, faire savoir qu’ils sont tombés sur la mauvaise personne. Si possible, les orienter vers quelqu’un d’autre qui pourrait les aider ou quelqu’un qui pourrait connaître quelqu’un d’autre, ou même les diriger vers un service ou un autre département de votre société. Je fais toujours en sorte d’aider la personne de façon à ce qu’elle ne se retrouve pas dans une impasse, on ne sait jamais, elle pourra un jour vous rendre la pareille.

  1. «Non, je ne peux pas. »

C’est la façon la plus simple et la plus directe de dire non. Nous construisons trop d’obstacles dans notre esprit pour dire non. Comme je l’ai expliqué un peu plus haut dans cet article, ces barrières sont auto-créées et elles ne sont pas du tout fondées. Ne pensez pas à la façon de le dire, il suffit de le dire carrément. Vous serez surpris de la réaction de la personne, elle ne sera pas si mauvaise que ce que vous auriez pu l’imaginer.

Apprenez à dire non à des demandes qui ne répondent pas à vos besoins/aspirations, une fois fait, vous verrez qu’il est vraiment facile de le faire. Vous aurez plus de temps pour vous, pour votre travail mais également  pour des choses qui vous semblent plus importantes.

 

Etre libre c’est savoir dire non

Jean-Paul SARTRE

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