Le bore-out et le brown-out, quand le monde du travail devient néfaste !

Je m’ennuie au travail, cela ne me plaît pas !!!

Si durant quelques années, nous n’avons eu de cesse d’entendre parler du « burn-out » que d’autres se plaisaient à appeler « syndrome d’épuisement professionnel », si cette maladie a enfin pu bénéficier d’une reconnaissance et de l’intérêt d’une large sphère de professionnels, malheureusement, il semble que d’autres maux apparaissent sur le marché du travail… En effet, à côté du burn-out, voilà que l’on entend également parler de bore-out, ou encore de brown-out. Mais que veulent dire ces deux notions, en dehors du fait que le monde du travail engendre un profond mal-être ? Retour sur les maux professionnels qui touchent de plus en plus de salariés et autres employés, issus de toutes les catégories socioprofessionnelles !

 

Le bore-out, un ennui au travail des plus néfastes !

Si certains croulent sur le poids du travail, si pour quelques professionnels les journées de travail ne sont jamais assez longues, que l’épuisement professionnel pointe le bout de son nez face à l’immense liste de choses à faire, de missions à accomplir pour un patron, qui ne désemplit pas, pour d’autres, le quotidien est tout à fait différent…

En effet, aux quatre coins de l’Hexagone, nombreux sont les professionnels qui souffre aujourd’hui d’un véritable mal, aux nombreuses répercussions aussi bien psychologiques que physiques, le bore-out !

Le bore-out, autrement qualifié de « syndrome d’épuisement professionnel par l’ennui », n’est pas un mal à prendre à la légère, quand ce sont bien souvent des vies entières qui sont mises entre parenthèses, face à une carrière qui ne représente plus le moindre attrait….

À la lecture de ces mots, certains pourraient en venir à passer que c’est une chance, un véritable luxe que d’avoir l’opportunité de s’ennuyer au travail, et pourtant… Pourtant loin de l’imaginaire, la réalité est bien moins plaisante à vivre au quotidien ! L’ennui demeure un mal qui ne manque pas d’engendrer de nombreuses conséquences, surtout quand ce dernier se répète encore et encore, au sein de la sphère professionnelle !

Le bore-out tend aujourd’hui à être reconnu comme une véritable maladie professionnelle, quand ce dernier demeure, reconnaissons-le, un tabou au sein du monde du travail ! Un tabou à cause de cette question : « Comment peut-on s’ennuyer au travail ? Comment peut-on alors être payé à ne rien à faire ».

La réponse n’est pas aussi simple qu’il n’y parait quand il s’agit souvent de vérités à prendre au cas par cas. Quelques fois, il s’agit de services qui ouvrent leurs portes et pour lesquels il n’y a pas ou peu de demandes, d’autres fois, il s’agit de faire face aux conséquences de la baisse du pouvoir d’achat, celle de la digitalisation du monde du travail ou encore des postes qui, reconnaissons-le, sont à la base mal pensés…

À terme, rien n’est plus nocif que de s’ennuyer au travail, rien n’est plus désagréable et lourd à vivre que de se rendre, chaque matin, sur un lieu de travail au sein duquel on sait pertinemment qu’il n’y aura rien à faire… Ainsi, quand les premiers temps de vacuité ont fini de balayer l’enthousiasme, différents symptômes font leurs apparitions :

  • Une perte de confiance en soi, une diminution de l’estime de soi
  • Un désintérêt pour le monde du travail
  • Un repli sur soi
  • La survenue d’une dépression
  • Des troubles de l’humeur, une irritabilité notoire
  • Des troubles du sommeil
  • L’apparition de comportements addictifs et néfastes

Par sa nature, l’être humain a du mal à tolérer l’ennui, il en cherche toujours une échappatoire. Dans le cadre du bore-out, malheureusement, on en vient à instaurer des habitudes néfastes qui ne manquent pas, tels un cercle vicieux, d’engendrer elles aussi, différents symptômes. Ainsi, pour lutter contre l’ennui au travail, certains se mettront à grignoter plus que nécessaire, d’autres consommeront trop de boissons telles que le café, se mettront à fumer, ou développeront des addictions (aux jeux en ligne, au shopping en ligne etc…)

Ainsi, on entrevoit les répercussions que le bore-out peut avoir sur un professionnel !

 

Le brown-out, quand notre conscience s’immisce dans notre travail !

À la suite du burn-out et du bore-out, on découvre également un tout un autre mal professionnel, le brown-out.

Littéralement, le brown-out se traduit par « une baisse de courant », en réalité, il s’agit plutôt de devoir faire face à de vastes questionnements quant au sens du travail accompli. Ainsi, malheureusement et de manière quelque peu inquiétante (nul besoin de demeurer dans un univers utopiste), nombreux sont les professionnels qui souffrent aujourd’hui de brown-out, en d’autres termes, nombreux sont ceux qui ne parviennent plus à comprendre le sens de leurs métiers.

Souffrir de brown-out revient à ressentir, au quotidien, un dilemme profond et constant entre nos normes et nos valeurs propres et notre envie (plus que compréhensible) de pouvoir bénéficier d’un niveau de vie plaisant, donc de toucher un salaire… À terme, ce mal professionnel ne manque pas d’entraîner de profondes répercussions sur la santé physique et mentale d’un professionnel qui, pour dire les choses clairement, en vient à se perdre, lui-même sur le chemin du travail !

Le brown-out se manifeste lorsqu’un employé à conscience, notamment, que son travail n’apporte pas de répercussion positive au monde. Bien qu’il ne soit pas plaisant de le dire, d’en prendre conscience, tous les métiers ne sont pas toujours emplis de missions glorieuses et méritantes, et pour pouvoir garder son poste, il faut parfois, réaliser des actions qui, d’un point de vue personnel, nous débecte ! C’est le cas, à titre d’exemple, d’un avocat qui aidera un client qu’il sait coupable, à gagner un procès, d’un courtier en assurance qui fera en sorte de gagner le plus d’argent possible pour le bien de sa société, mais non celui des assurés. C’est le cas d’un commercial qui devra user de la faiblesse de certains pour écouler ses produits…

Les répercussions réelles du brown-out n’ont pas encore été définies de manière précise, tant cela revient à soulever un tabou de taille, pourtant, dans le silence de l’anonymat, nombreux sont les professionnels qui font état de profondes crises existentielles, de sentiment de mal-être permanent, de baisse d’estime de soi, et cela à cause d’une chose, leur travail, les missions qu’ils se doivent de remplir !

Ainsi, loin d’être un lieu dédié à l’épanouissement des capacités du plus grand nombre, le monde du travail semble aujourd’hui se ternir, quand nul doute permis, d’autres maladies professionnelles ne manqueront pas de faire parler d’elles…

Et vous, avez-vous déjà ressenti ces sensations ?

N’hésitez pas à partager l’article, merci 🙂

Prenez soin de vous,

niko

4 Comments
  • Anni
    avril 27, 2017

    Bonjour
    Je n’ai pas ressentie ces 2 genes au travail mis à part le burn out. Cependant j’ai beaucoup d’amis qui se plaignent constamment de ne plus avoir d’attache pour leur travail soit parce qu’ils estiment que les tâches qu’ils accomplissent font profit pour les UNS en utilisant le mensonge pour monter LEURS égos dans de multiples compétitions tout en ignorant les autres et leurs réelles besoins. Par conséquent, la partie naïve est souvent celle qui paye!!

    Plusieurs exemples illustrent bien les vices de vente pour générer autant de profit possible alors que le produit vanté sera reconnu comme nocif et retirer du marché et dans ce cas précis ceux qui souffrent à même échelle sont toutes les personnes qui ont travaillé soit pour la fabrication du produit en question soit pour sa mise en vente car elles se sentent coupable de leur implication même si elles ignoraient la suite des événements tragiques dans certains cas comme la vente de produits pharmaceutiques.

    Vivre et continuer à travailler avec ce choc de vérité devient alors insupportable et il est normal de perdre le sens du travail dans ce cas là.

    Je pense que lorsqu’on prend conscience que notre travail qui vital soit il pour notre besoin physique ou psychologique est en fait un guet-apens pour nous même et ceux qui consomment alors comment se sentir utile pour l’inutile?

    • Niko
      avril 27, 2017

      Bonjour Anni,
      Comme tout le temps vos remarques sont tout à fait juste et pertinente ! Il est en effet très difficile d’aller à l’encontre de ses valeurs. J’en ai moi même fait l’expérience puisque j’ai démissionné d’un poste qui ne ne me correspondait plus, j’étais sans cesse entrain de médire sur les autres et râler à longueur de journée. Quand je me suis aperçu que je ne me reconnais plus dans ce travail, j’ai tout simplement pris la décision de partir. Pourtant cela faisait presque 10 ans que je faisais parti de cette structure.
      Malheureusement, je pense que la seule solution est de quitter l’entreprise pour laquelle on travaille, autrement on risque d’y laisser des plumes.

      • Anni
        avril 27, 2017

        Je suis tout à fait d’accord lorsque tu dis qu’il vaut mieux fuir que de subir.
        Si je peux me permettre de t’exprimer ma gratitude car grâce à tes articles et conseils tu fais bouger les choses et mon souhait par dessus tout est que des personnes comme toi réveillent un maximum de conscience.
        Tu as fuis pas seulement pour te protéger mais aussi pour dénoncer et être le porte parole des personnes qui n’ont pas la force de se battre.
        Parfois je me dis que certains passages dans la vie de certains, si noirs soient-ils sont des lumières pour les autres et je trouve formidable le fait d’avoir eu le courage de renaître pour les autres.

        • Niko
          avril 27, 2017

          merci Anni pour cette gentille marque d’attention 🙂
          Au delà du fait que cela me fasse du bien de me sentir utiles pour les autres, je reste persuadé que le partage est une des clés, une sorte de thérapie pour rallumer la flamme ! Parler/écrire permet d’extérioriser ce mal être qui est trop souvent silencieux. Cela fait du bien de se sentir écouté et de ne pas être seul.

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