La crise de panique…d’angoisse…de nerfs

La crise d’angoisse, la crise de panique ou encore la crise de nerf ……

 

Tous ces termes, tout le monde les utilise à tort et à travers. Je peux ici vous le dire. Ils désignent, croyez moi, souvent des états psychologiques annonciateurs de futurs problèmes sérieux de dépression et de burn-out.

Rangés dans la catégorie médicale des « troubles anxieux », ces crises touchent une personne sur quatre. Examinons les, car vous verrez si vous êtes en train de monter en puissance pour, malheureusement comme moi je l’ai vécu il y a quelques années, vivre prochainement un burn-out, ce que je ne vous souhaite pas bien sur. Mais il vaut mieux, comme on dit, prévenir que guérir.

Voyons avec calme chacune de ces crises !

 

La crise d’angoisse tout d’abord

Brutalement, tu es pris d’une peur excessive. Tu as des palpitations, tu étouffes, tu as des sueurs, tu as l’impression d’avoir peur sans raison et tu ne peux contrôler cette peur.

Des crises de peur de temps en temps, ce n’est pas inquiétant. Nous éprouvons tous, à des moments de notre vie professionnelle comme personnelle, ces crises dues à des raisons précises ou des fatigues passagères. Mais, en revanche, si ces crises reviennent souvent et sans véritable raison objective, cela cache un état anxieux.

Les explications médicales d’une crises d’angoisse

Les signes physiques d’une crise d’angoisse – palpitations car le cœur s’emballe, sueurs, gorge serrée, gêne musculaire, vertiges éventuels, sentiment d’oppression – correspondent en fait à l’emballement du système limbique qui gère nos émotions.

 

Rôle du thalamus

L’information de la crise d’angoisse, détectée par nos sens, se situe dans un premier temps, dans le thalamus. Situé entre le cortex et le tronc cérébral, le thalamus est un relais entre les éléments sensoriels et les éléments moteurs. Il participe à la régulation de la conscience, de la vigilance et du sommeil.

Le thalamus donne l’alerte dès qu’il est stimulé par un élément déclencheur. Pour certains, ce sera la sensation de peur face à un animal, pour d’autres c’est la première rencontre amoureuse, un examen à passer ou un entretien d’embauche. Je me souviens que je ne pouvais plus entendre la sonnerie de mon téléphone. Pour moi c’était synonyme de problème à venir….du coup j’ai finit par couper la sonnerie 🙂

Cette réaction est normalement envoyée au cortex qui analyse et décode pour indiquer si l’origine de la peur est justifiée.

 

En cas d’angoisse

Toujours un peu de science !!!!! L’information est directement transmise aux amygdales cérébrales. Celles-ci stimulent les glandes surrénales pour qu’elles produisent les hormones liées aux stress que sont l’adrénaline et le cortisol. La conséquence est que le corps humain est sensible alors aux tensions. Il se produit une accélération du flux sanguin, une montée du rythme cardiaque et une respiration qui s’affole. En outre, parallèlement, la transpiration augmente et les muscles se contractent fortement.

Combien de fois, avant mon burn-out, j’ai ressenti ces symptômes auxquels je n’ai pas suffisamment prêté attention. C’est pourquoi, je vous demande de me faire confiance et d’agir vite et bien si vous ressentez ces états d’angoisse.

La durée totale des crises d’angoisse peut varier de quelques minutes à une heure. Le calme revient progressivement, mais souvent une grande fatigue et une certaine émotivité persistent.

Dans ce cas, rien d’alarmant. Le burn-out n’apparaît que si l’état d’anxiété est chronique. Surveillez bien vos crises d’angoisse et leur durée …

Crise de panique maintenant

Elles sont, le plus souvent, brutales, arrivent par surprise et sont violentes. Plus forts comme effets  que la crise d’angoisse, les signes sont  généralement précis et répétitifs : une activité cardio-respiratoire plus rapide et plus intense, des symptômes neurosensoriels, comme des vertiges et des frissons. Le plus souvent, la crise de panique dure seulement quelques minutes, mais elle peut aller jusqu’à une demi-heure.

« C’est une crise brutale pendant laquelle le corps se met en alerte maximum sans raison évidente, explique Dominique Servant, psychiatre & psychothérapeute, le cœur se met à battre plus vite, on tremble de tous ses membres, on est traversé par un malaise intense. Il y a vraiment un sentiment de perte de contrôle. »

Pendant une crise, la personne est généralement terrifiée et a très peur de mourir, le plus souvent d’une crise cardiaque. Une fois calmée, la personne ressent un grand soulagement et une forte fatigue.

Lorsqu’une personne fait une crise de panique, elle éprouve au moins quatre des sensations suivantes :

  • Transpiration, sueurs
  • Palpitations
  • Tremblements
  • Souffle coupé, suffocation
  • Étranglement, boule dans la gorge
  • Douleur ou gêne thoracique
  • Nausée
  • Vertige, tête vide, instabilité
  • Perte de sens de la réalité
  • Peur de perdre le contrôle de soi, de devenir fou
  • Peur de mourir
  • Paresthésies (picotements, engourdissements)
  • Frissons, bouffées de chaleur

Quelles sont les causes possibles d’une crise de panique ?

Plusieurs facteurs peuvent être à l’origine d’une crise de panique.

Le stress, en premier lieu

Élément fondamental de l’équilibre humain, il est toujours à l’origine d’un futur burn out et à une possible dépression. Les raisons du stress : les difficultés à vivre votre travail en fonction de votre personnalité, la pression de votre hiérarchie, la mésentente avec vos collègues, le mal vivre des challenges qui vous sont imposés … Autant de facteurs qui peuvent engendre un véritable stress.

 

Les phobies

On en plaisante souvent mais on doit être vigilant. On s’arrête toujours à la phobie des araignées, des serpents ou des souris. Non ! La véritable phobie est source de symptômes graves liés à la crise de panique.

 

La peur de la foule et de tous les lieux publics

L’agoraphobie qui vous empêche de sortir de chez vous et de vivre normalement.

 

La peur des lieux clos

La claustrophobie, qui vous prend dans un ascenseur, une pièce sombre, fermée à clé ou trop basse de plafond.

 

La peur des relations avec les autres

La phobie sociale qui est fréquemment la conséquence d’une hyper timidité non maîtrisée et vous empêche de rencontrer de nouvelles personnes, de prendre la parole en public ou plus simplement d’entrer dans une boutique et faire vos courses quotidiennes.

 

Les traumatismes

Les plus graves sont liés à l’enfance souvent ou à des événements particulièrement lourds à vivre. Ainsi, les abandons, les agressions physiques et sexuelles tels les attaques corporelles ou les viols,  les violences psychologiques, les divorces ou séparations, les morts de proches …

Les moins graves sont toutefois préjudiciables si ces traumatismes se répètent dans une durée courte. Les peurs quotidiennes liées au bruit, à la voiture, aux premières rencontres affectives, aux situations nouvelles d’une manière générale, au travail …

 

Les échecs professionnels et personnels

Ceux de faible gravité : une vente ratée par un commercial, une réprimande de son supérieur, une dispute amoureuse, un mauvaise année scolaire de son enfant …

 

L’environnement matériel et humain

Un accident ou un sévère différent avec son voisin qui vous pourrit la vie, un déménagement précipité et non désiré, des vacances ratées, une perte d’emploi, une promotion professionnelle déçue, un échec scolaire de son enfant à un examen, des disputes graves avec un ami, la maladie …

 

Le tempérament

Un être sensible et pessimiste sera plus vulnérable. L’âge intervient sur sa réaction aux événements, l’expérience arme contre les déceptions et échecs.

Selon Dominique Servant, « une hérédité due à des anomalies génétiques reste très hypothétique ». L’hypothèse dans ce cas, à partir de données scientifiques, serait que 30% des causes sont biologiques et 70% liées à des facteurs environnementaux. En revanche, des petites anomalies physiologiques constitutionnelles peuvent favoriser le déclenchement d’attaques de panique. »

 

Les prises de substances

Néfastes pour la santé, elles peuvent aussi provoquer des crises de panique :  l’alcool, les drogues tels la cocaïne, le cannabis ou les hallucinogènes, les dopants, la surconsommation de tabac et de caféine, les médicaments destinés à empêcher de dormir ou à booster son énergie physique ou mentale …

 

L’avis médical sur la crise de panique

Selon le psychiatre Dominique Servant, comme « il s’agit d’un dérèglement fonctionnel, il n’y a pas de pathologies médicales qui puissent l’expliquer ». Pourtant, une équipe de chercheurs américains a une théorie selon laquelle une crise de panique pourrait être déclenchée par des problèmes physiques, et peut-être héréditaires. Leurs recherches les ont amenés à étudier un gène régulateur de la sérotonine, qui rendrait certaines personnes plus enclines aux crises que les autres. Cette théorie n’a pas encore été prouvée.

 

Crise de nerfs enfin

La crise de nerfs, également appelée « état d’agitation aigue » désigne une détresse psychologique le plus souvent à court terme, signe clinique d’un état de dépression et d’anxiété. La personne touchée peut devenir alors violente et être menaçante pour son entourage.

 

Les raisons sont diverses

En premier lieu, de graves problèmes affectifs et professionnels tels un divorce ou une séparation, la disparition d’un proche, un échec professionnel comme une perte d’emploi ou une difficulté à retrouver du travail. En second lieu de sérieuses difficultés financières liées au chômage, à des crédits trop importants et à la poursuite des huissiers.

 

Comment se traduit une crise de nerfs

Elle survient avec brutalité et s’exprime par des cris, des hurlements, des pleurs, une angoisse forte, des propos incohérents.

Ses signes annonciateurs physiques sont progressifs et doivent vous alerter ainsi que votre entourage. Des battements de cœurs irréguliers, des muscles crispés, une forte transpiration, des étourdissements, des tremblements et des problèmes de digestion.

Les symptômes psychologiques sont plus profonds et plus graves : des  peurs chroniques, des phobies, des problèmes sexuels, une irritabilité aigue, des troubles du sommeil, une impulsivité face aux événements et des excès de colère.

La crise de nerfs répétitive peut annoncer une dépression et des  troubles anxieux, voire un état beaucoup plus grave de trouble bipolaire ou de schizophrénie. Il devient urgent de consulter afin de définir les mesures thérapeutiques à prendre.

 

Les origines de la crise de nerfs

Son origine est la plupart du temps émotionnelle, due à une détresse psychologique mais aussi à une cause organique comme un traumatisme crânien, une hémorragie cérébrale ou une intoxication due à une surconsommation durable d’alcool ou de drogues.

 

Comment calmer ces crises

Il est impératif d’apaiser un individu en crise de nerfs.

Pour cela, il faut l’apaiser par un comportement calme et posé. Surtout il ne faut pas entrer dans son jeu, rester quoiqu’il arrive non agressif, isoler la personne et lui parler sans cesse à voix posée en le rassurant et en le faisant allongé. Et bien sur appeler les urgences médicales si la crise de nerf perdure.

Attention, je vous rassure, un burnout ne passe pas forcément par tous ces stades. Mais mieux vaut envisager toutes les possibilités et être sensibilisé à ces symptomes.

Je vous donnerai d’autres conseils pour vous aider à ne pas vivre ce que j’ai vécu.

Bonne journée !

N’hésitez pas à me laisser un commentaire pour me dire ou vous en êtes, à liker et à partager l’article 🙂

 

Quelques liens utiles

  • Un témoignage vidéo

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Prenez soin de vous

Niko

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