Le burn-out : syndrome d’épuisement professionnel, le comprendre et le surmonter

Le burn-out, une maladie qui peut toucher tout le monde…

 

Vous ressentez une extrême fatigue ? Vous avez du mal à vous lever pour aller travailler ? Le moindre email ou coup de téléphone vous procure un stress intense ? Peut-être alors que vous êtes en train de faire un burn-out au travail !

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Burn-Out : « Sentiment de fatigue intense, de perte de contrôle et d’incapacité à aboutir à des résultats concrets au travail », telle est la définition du burn-out apportée par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

Mal professionnel du siècle, le burn-out (ou syndrome d’épuisement professionnel) touche de plus en plus de personnes au travail. Qu’elles soient salariées d’une entreprise ou en tant qu’indépendant, ce mal peut toucher n’importe qui et surtout à n’importe quel moment.

Différentes études épidémiologiques ont été menées sur le burn-out : des médecins ont ainsi estimé que 43 % d’entre eux en Europe sont en situation de burn-out sévère (1) dont 46 % au Royaume-Uni, 40 % en région parisienne, 50 % en Italie et Bulgarie, et 45 % en Pologne.

En juin 2015, l’Institut de Veille Sanitaire estimait que le burn-out représente environ 7 % des 480 000 salariés en souffrance psychologique liée au travail, soit un peu plus de 30 000 personnes.

 

De plus en plus de personnes touchées par le burn-out

Les symptômes du burn-out au travail sont souvent méconnus du grand public. Les personnes travaillent généralement d’arrache-pied pour réussir et atteindre les objectifs sans trop prendre soin de leur santé physique et mentale. L’épuisement lié au travail provoque aujourd’hui de nombreux arrêts maladies et d’absences de longues durées chez les patients atteints par ce syndrome.

Beaucoup de personnes disent ne rien avoir vu venir et d’autres ont pu prévenir ce syndrome bien avant en appliquant des techniques essentielles et efficaces pour éviter de tomber dans cet engrenage qui peut être dévastateur chez la personne et même son proche entourage.

Le burn-out au travail peut être lié à différents facteurs tous aussi sournois les uns que des autres. Le stress en premier lieu emmagasiné à longueur de journée et sur toute l’année provoque d’importants dégâts et initie l’apparition du syndrome de fatigue extrême. Ce stress chroniqueepuisé au travail, attention, comprendre les symptomes du burn-out lié à une charge de travail importante entraîne indéniablement un épuisement mental et physique.

L’académie Nationale de médecine révèle que « selon certains auteurs, les facteurs personnels entreraient en compte dans 40 % des causes de l’épuisement professionnel et les facteurs organisationnels dans 60 %. Parmi ces derniers, la qualité du management tient une place déterminante »

Me concernant (vous trouverez mon histoire ici), c’est un mix de petites choses qui ont fait que je me suis épuisé en 2013. Tout d’abord, la naissance de mon fils en janvier 2013. Je me levais toutes les nuits pendant plus de 3 mois pour lui donner le biberon…N’arrivant pas à me rendormir….une fatigue s’installait. Par-dessus mon nouveau travail dans lequel je m’investissais à 200% (avec de gros problèmes de trésoreries), plus l’accident de mon père tombé d’un étage, sur la tête ont déclenché mon burn-out.

Également, mon côté « trop gentil » c’est-à-dire à ne pas savoir dire NON, n’ont certainement pas arrangé les choses !

Le salarié d’une entreprise peut être soumis à rude épreuve notamment s’il est dans une période probatoire ou si l’entreprise traverse un pic de travail important. La direction demande ainsi à ce même salarié d’effectuer plus d’heures de travail et davantage de production avec toujours plus d’effort. Mais bien souvent, le salarié qui vise l’objectif qu’on lui a donné peut aller jusqu’à sauter des déjeuners pour être certain d’accomplir ses tâches devenues gigantesques.

Ainsi, avec cette peur de ne pas terminer à temps et également la pression du supérieur hiérarchique qui souhaite toujours plus de production, le syndrome d’épuisement professionnel s’installe puis un jour le salarié finit par craquer.

 

1 – Comprendre le burn-out pour mieux le prévenir

Il est toujours compliqué de dire à son patron que l’on en fait trop, que l’on a besoin de repos, de diminuer la pression…. Pourtant parfois lorsque la santé est mise à rude épreuve, il faut manifester un « STOP » qui permet d’alerter lorsque vos limites sont dépassées. Le Burn-out n’est pas loin et il est même devenu trop proche. Avant toutes choses, il est important de penser à soi afin d’éviter le burn-out total qui paralysie totalement la personne.

Il faut se poser un instant et arriver à prendre conscience que quelque chose ne va pas.

Ci-dessous quelques exemples vous permettant de prendre conscience que vous en prenez la direction :

  • Vous ressentez une fatigue inhabituelle au réveil
  • Vous êtes souvent agacé, irrité
  • Vous êtes à fleur de peau
  • Votre tension artérielle est élevée
  • Vous faites peut être des crises d’angoisses
  • Vous êtes triste
  • Vous dormez mal
  • Votre alimentation n’est pas saine, vous mangez à n’importe quelle heure
  • Vous ne prenez que très peu de pause au travail
  • Vous avez moins confiance en vous, baisse de l’estime de soi, problème de concentration
  • …..

Dans ce genre de situation, il faut savoir être égoïste et penser à soi. Vous pourriez par exemple après le travail aller au cinéma ou encore passer du temps avec vos amis. Ces moments vous permettront véritablement de penser à autres choses et à réfléchir sur ce que vous souhaitez faire ou accomplir. Vous serez ainsi en mesure de donner plus de priorités à vos activités personnelles et peut-être moins à votre propre travail.

Le burn-out n’est pas forcément dédié aux personnes plus fragiles, il peut aussi bien toucher les hommes que les femmes. Quel que soit votre activité professionnelle, vous pouvez être touché par le burn-out au travail. Mais certains métiers sont plus touchés que d’autres, d’après une étude du cabinet Technologia (2) (cabinet agrée par le ministère du travail, spécialisé en prévention des risques psychosociaux), nous retrouvons :

  • Les agriculteurs pour 24%
  • Artisans, commerçants et chefs d’entreprises : 20%
  • Cadres : 19%
  • Profession intermédiaire : 13%
  • Employés : 10%
  • Ouvrier : 7%

Toujours selon le cabinet Technologia, le développement d’un burn-out se décompose en 4 phases bien distinctes :

  • La phase d’engagement
  • La phase de sur-engagement
  • La phase d’acharnement frénétique
  • La phase d’effondrement

comprendre le burn-out

Source technologia (3)

Visualisez bien ce schéma et tentez de savoir dans quelle phase d’épuisement vous vous trouvez ! Il n’est jamais trop tard pour réagir et inverser la tendance.

Ci-dessous, je vous présente des stratégies,  à mon sens importantes à mettre en place pour éviter de sombrer dans le burn-out.

 

1) Prendre du repos

pour combattre le burn out, il faut savoir se reposer

La première chose qui selon moi est impérative à faire est de se reposer. Beaucoup de personne, et je m’inclus dedans, font l’erreur de ne pas savoir dire stop et prendre du repos avant l’explosion. Car si vous fermez les yeux sur votre stress, votre fatigue quotidienne, vos insomnies etc etc….vous finirez par craquer un jour ou l’autre. Prenez des vacances, un long week-end en famille ou entre amis… faites des choses qui vous font plaisir, que vous adorez faire.

Également regardez si vous ne pouvez pas proposer à votre patron de faire du télé travail.

Pensez à vous mettre à 90% ou à 80% pendant une certaine période.

 

2) Se tourner vers les bonnes personnes

des personnes positives dans votre entourage pour combattre le burn out

S’entourer des bonnes personnes reste indispensable et même crucial. Tournez vous donc vers des personnes qui sauront vous faire rire, des personnes toujours de bonne humeur. Imaginez une seconde que vous passiez votre entière journée avec des personnes broyants du noir, des pessimistes, des « râleurs » voire des dépressifs, comment pensez-vous être à la fin de la journée ?

Le mental de chacun d’entre nous est nettement influencé par les personnes de notre entourage quotidien. Il y a ainsi plusieurs catégories de caractères ou des comportements qui peuvent donner de l’énergie ou au contraire vous en faire énormément perdre. Les personnes dynamiques qui vous pousseront vers l’avant seront vos alliées. Cependant, avoir trop de personnes négatives dans son entourage a tendance à vous tirer plutôt vers le bas. Bien évidemment on ne choisit pas forcément sa famille mais on peut choisir ses amis. Faites donc un tri et laissez davantage de côté ceux qui vous entraînent plutôt vers le sous-sol, afin de ne pas amplifier davantage cette sensation de mal-être.

3) Avoir un soutien social

se libérer du burn-out

Un soutien social reste primordial afin de ne pas tomber dans ce burn-out. Une personne seule aura forcément plus de difficultés qu’une personne accompagnée au quotidien.

Au travail, il vous faudra apprendre à déléguer quelques tâches pour ne pas être sur tous les fronts. C’est indispensable pour vous permettre de souffler mais également prendre du temps pour accomplir d’autres missions et ne pas forcément répéter sans cesse les mêmes.

En dehors du travail, n’hésitez à parler à votre entourage (conjoint(e), ami(e), parents…) de ce que vous ressentez, de vos problèmes. Une oreille attentive vaut son pesant d’or, je vous assure, vous ne vous sentirez plus seul dans ce combat.

4) Faire du sport

le sport pour lutter contre le burn out

Beaucoup de personnes assez fatiguées et en manque d’énergie se disent qu’elles ne peuvent pas faire du sport. C’est une erreur, pratiquer une activité physique vous procurera un bien-être certain. L’idéal serait alors de faire du sport de 2 à 3 fois par semaine environ. Ne pratiquez cependant pas un sport que vous n’aimez pas, il faut que vous ressentiez du plaisir. Les premières sorties pourront être fatigantes mais vous verrez que les prochaines seront un pur bonheur et vous en demanderez davantage.

Pensez également à vous motiver lors de vos séances sportives et récompensez-vous. Si vous avez un peu de mal lors des premières, vous pouvez toujours vous équiper de musique pour vous motiver davantage.

Le sport est une véritable réponse au burn-out. Une activité physique régulière permet d’éviter l’épuisement physique total grâce à la sécrétion des fameuses endorphines bénéfiques au corps humain. Ainsi, une personne qui travaille beaucoup pourra éviter cet éventuel burn-out si dangereux et véritablement déstabilisant.

Bien évidemment, la pratique d’un sport suscite de correctement s’alimenter et s’hydrater également suffisamment pour donner à son propre corps l’énergie nécessaire à une activité physique intense.

Attention tout de même à une pratique du sport devenue trop importante au final. Certaines personnes qui pratiquent le sport pour limiter les effets d’une fatigue personnelle trop importante peuvent se fatiguer plus que de raison. Il faut donc mesurer ses efforts et ne pas aller au-delà de ses propres capacités physiques.

5) Bien s’alimenter

alimentation équilibrée pour un bon équilibre intérieur

Vos journées professionnelles sont souvent à rallonge et beaucoup de stress est ainsi emmagasiné. Vous vous sentez alors véritablement fatigué. Mais vous mangez souvent mal et trop vite car les tâches à accomplir sont nombreuses et les objectifs sans cesse revus à la hausse.

L’alimentation joue pourtant un rôle prépondérant vis à vis de votre énergie. Manger de manière saine et à heures régulières vous permettra d’augmenter vos réserves utiles à votre énergie.

Les aliments absorbés jouent également un rôle dans cet objectif d’acquisition d’énergie. Si par exemple un soir de semaine vous mangez de manière bien trop grasse, votre sommeil en sera nettement perturbé car la digestion sera bien plus compliquée. Vous vous levez donc le matin particulièrement fatigué et aussi assez énervé car la nuit n’a pas été reposante. Cela se traduira également par un mental en berne. Vous l’aurez donc bien compris, le mental est en étroite relation avec votre énergie.

Je vous conseille de vous rendre sur le Blog de Rachida qui vous fournira toutes les informations nécessaires pour avoir une alimentation saine www.santezvousbien.fr.

Certains aliments ont d’excellentes vertus pour lutter contre la déprime et la fatigue. En voici quelques uns :

Le chocolat :

Le chocolat est le premier aliment plutôt plaisant que nous aimons manger à n’importe quel moment. Cet aliment est ainsi idéal pour se faire plaisir au quotidien mais également pour améliorer son équilibre émotionnel.

J’ai toujours une tablette de chocolat noir (70% pas plus car sinon je trouve cela trop amer) dans le tiroir de mon bureau.

Quand on ne se sent pas bien et un peu déprimé, il paraît que manger un peu de chocolat permettrait d’augmenter son équilibre émotionnel.

Cela se traduira directement par l’augmentation de la sérotonine, un neurotransmetteur apportant des vertus très apaisantes. Le chocolat noir est aussi riche en magnésium et à une faible teneur en sucre

Les poissons et les crustacés

Savez-vous également qu’une alimentation riche en Oméga 3 permettrait d’instaurer un traitement efficace contre la dépression majeure. Une étude a démontré que le risque de dépression est réduit de 20% chez les hommes et de 16% chez les femmes qui ont un régime riche en fruits de mer.

Les chercheurs apportent l’hypothèse que les oméga-3 peuvent changer la structure du cerveau et modifier l’activité de la sérotonine (hormone chargée de réguler l’humeur) et la dopamine (l’hormone du bien-être).

 

La banane et le kiwi

 

Riche en magnésium et en potassium, la banane est un excellent aliment anti-stress. Le kiwi quant à lui très riche en vitamine C vous donnera de l’énergie.

 

 

La gelée royale et le ginseng

Ils favorisent le tonus en général et permettent d’augmenter la bonne humeur de chaque personne. N’hésitez donc pas à en prendre de temps en temps afin d’être bien et surtout de rehausser votre capital bien-être et état moral.

 

 

Vitamine B9

La vitamine B9 est également idéale en tout point de vue, l’acide folique sous sa forme synthétisée sert de complément. Le folate est naturellement présent dans les aliments. Les personnes dépressives ont des taux de folates plus bas, une augmentation de cette molécule permettrait alors d’éviter la déprime ou la réduire de manière efficace.

En revanche pensez à limiter la consommation d’aliments riches en sucres

Le sucre plutôt raffiné est lié à certaines dépressions. Une étude a été menée au Canada afin de démontrer qu’une corrélation a été établie entre la consommation de sucres raffinés et la dépression. Il faudra donc plutôt s’orienter vers la consommation de desserts sans sucres.

 

 

2 – Après le burn-out, retour au travail ?

 retourner au travail après un burn out

Après avoir traversé un burn-out, une étape plutôt très compliquée de votre vie, il faut mettre en place une véritable stratégie afin de ne pas retomber dans le piège. Vous pourriez ainsi décider d’être pris en charge par un médecin généraliste qui vous conseillera sur les différentes options se présentant à vous afin de ne pas rechuter ; car c’est un cercle vicieux qui peut malgré tout revenir si on ne met pas en place des choses pour l’éradiquer complètement.

Ci-dessous une liste des choses à mettre en place pour éviter un nouveau Burn-Out et pourvoir revenir au travail plus sereinement :

  1. Se faire accompagnez par un professionnel de la santé (psychologue, psychanalyste, coach de vie….)
  2. Revoir sa façon de travailler
  3. Faire du sport ou pratiquer une activité physique (danse, yoga, footing, natation…)
  4. Apprendre à dire NON
  5. Savoir prendre des pauses au travail
  6. Connaître et pratiquer régulièrement des exercices de relaxation (techniques de respirations, EFT….)
  7. S’essayer à la méditation, l’auto hypnose, l’aromathérapie….
  8. Apprendre à avoir confiance en soi
  9. Avoir une bonne hygiène de vie, et manger sainement
  10. Se faire du bien, s’accorder impérativement des moments de bien-être (ciné, sorties avec les amis, dîner avec son conjoint, vacances….)

La liste peut être encore longue, n’hésitez pas à me dire ce que vous avez mis en place ou ce que vous mettez en place pour éviter l’épuisement au travail ?

 

Le retour au travail peut être une certaine épreuve pour vous. Vous pourriez peut-être discuter avec votre employeur d’un retour progressif et non stressant pour reprendre petit à petit votre activité. Des aménagements devront être mis en place coté direction afin de ne pas reprendre à un rythme effréné dès la reprise. Un médecin du travail pourra vous suivre et ainsi vérifier que votre retour s’effectue dans les meilleures conditions possibles ; avec douceur et avec le moins de stress possible.

Egalement, avant de revenir au sein de votre entreprise, la semaine précédent la reprise, renseignez vous sur l’actualité de la société. Appelez un collègue ou un collaborateur, cela vous permettra de diminuer l’appréhension de la reprise.

Enfin, pour ceux qui veulent changer de vie, faites un bilan de compétence et envisagez une reconversion professionnelle.

 

3 – Comment se défaire des anxiolytiques et des antidépresseurs

Comme nous l’avons vu précédemment le burn-out résulte d’un stress chronique et d’une fatigue emmagasinée qui finit par épuiser la personne. Celle-ci se retrouve alors dans l’incapacité de gérer ses émotions mais également sa propre situation psychologique.

Durant ce passage difficile de votre vie, votre médecin vous aura très certainement prescrit des anti-dépresseurs et il faudra penser un jour ou l’autre à en arrêter la consommation.

1) Gérer le traitement après burn-out

Le burn-out et la dépression sont intimement liés. Les symptômes s’apparentent à un état dépressif mais également d’épuisement total. Mais alors , quels traitements les médecins prescrivent-ils pour contrer ses effets et éviter une rechute potentielle ? Beaucoup de praticiens choisiront la voie médicamenteuse qui consiste à prescrire des anti-dépresseurs. Ces médicaments sont souvent assez forts (cela dépend des doses prescrites) et parfois non supportés par les patients avec des effets indésirables comme la fatigue et l’endormissement.

J’ai pris pour ma part du Seroplex 10mg pendant près de 3 ans. J’ai vu tout et n’importe quoi au sujet de cet antidépresseurs mais sur moi je peux dire que cela m’a sauvé. Hormis le fait d’avoir pris 10 kg (que jai reperdu depuis), cela m’a permis de mieux gérer mes émotions et de retrouver de l’énergie. Je dormais mieux, je mangeais mieux et mes crises d’angoisses ont fini par disparaitre…

Puis un jour j’ai décidé d’arrêter de le prendre. J’ai donc commencé par couper le médicament en 2, j’alternais donc la prise de 10 mg et de 5 mg. Puis je suis passé à 5 mg et petit à petit je ne le prenais qu’1 sur 2. Puis 1 jour sur 3. Puis j’ai arrêté. J’y suis allé tout en douceur.

Mais il existe aussi des traitements naturels qui évitent d’opter pour la voie anti-dépresseurs (mais je pense réellement que si vous êtes réellement en Burn-Out la prise de médicament est impérative). Echangez avec votre médecin traitant afin de trouver l’accompagnement adapté à votre situation. Et je rappelle que le sport est en effet un excellent remède contre les médicaments. Une activité physique régulière permet de redonner au corps du tonus mais également de prendre sa dose d’endorphines.

2) Qu’est-ce que les endorphines ?

Cette hormone du plaisir est libérée par le cerveau et plus précisément par l’hypothalamus via la glande nommée hypophyse. Pendant et après le sport, celles-ci sont donc libérées dans le corps et notamment plus particulièrement pendant la course à pied. C’est donc un véritable médicament anti-stress qui permet d’éviter la prise des antidépresseurs et tous les symptômes liés au médicament lui-même.

La pratique du sport permet de contrer les effets de l’angoisse, l’anxiété ou encore la dépression. Bien évidemment d’une personne à une autre, le sport ne peut pas combler entièrement un syndrome profond de dépression ou d’épuisement professionnel mais il permettra de réduire voir totalement supprimer cette prise d’anti-dépresseurs.

Les effets de l’endorphine sont similaires à ceux des anti-dépresseurs mais de manière totalement naturelle. C’est euphorique pour la personne qui effectue son sport et agit comme des anxiolytiques. Le sport est donc le parfait traitement post burn-out et il évite souvent de faire appel à des traitements assez contraignants en effets indésirables.

Pour finir, au risque d’en choquer certains, je suis bien content d’avoir fait mon burn-out. Evidemment, j’en ai bavé mais grâce à cet épuisement professionnel, je me connais définitivement mieux. J’ai évolué, je vis les choses différemment, je profite du moment présent. La vie n’est pas un long fleuve tranquille, nous sommes tous confrontés un jour ou l’autre à des moments difficiles et celui là en faisait parti. Mais tel les cendres d’un phénix je suis revenu à la vie, tout comme vous, vous arrivez à le faire !

N’hésiter pas à laisser vos commentaires et à partager !

À votre santé

niko

(1) Soler JK. Burnout in European family doctors: the EGPRN study. Oxford: Oxford University Press; 2008.

(2) http://www.technologia.fr/

(3) http://www.appel-burnout.fr/wp-content/uploads/2014/04/BurnOutVersiondef.pdf

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